C’est un phénomène que le Podcast de veille e-commerce le Café du E-commerce avait identifié en 2019, et qui est arrivé en France un an plus tard.

Pourtant, les observateurs français avaient du mal à croire en ce phénomène, vu comme une réminiscence du télé-achat des années 80. Et même si l’image peut faire sourire, il ne faut pas s’y tromper : selon le cabinet d’études chinois iResearch, les ventes via le Live Stream Shopping ont généré 61 milliards de dollars en 2019, et devraient plus que doubler en 2020.

L’accès à la technologie a démocratisé ce phénomène : n’importe quel commerçant peut faire l’article de ses produits en direct, à une audience locale ou internationale. Ainsi, on estime qu’il existe actuellement 400 000 streamers en Chine, via des plateformes nationales telles que Mogujie, Taobao Live ou encore le réseau social Weibo.

Le principe du Live Stream Shopping, c’est de présenter des produits à la vente, de permettre de les acheter immédiatement, et d’interagir avec les clients, via un tchat.

Durant le confinement, des sessions de Live Stream Shopping ont été organisées par des boutiques de prêt à porter indépendantes en utilisant un simple smartphone diffusant un live via Instagram. Pour les commerçants ne disposant pas de site web, les ventes étaient gérées en mode « réservations payées en boutique ».

Et les marques ne se sont pas trompées : Tommy Hilfiger a ainsi lancé ses premiers Live Stream Shopping dès mai 2020. Carrefour de son côté a organisé 3 sessions de Live Stream Shopping pour les achats de fin d’année.

D’autres plateformes, comme la startup française DailyLive permettent d’organiser et de diffuser de manière plus professionnelle et à prix abordable pour tout type d’entreprise.

Actuellement, le phénomène concerne uniquement la vente en B2C, mais le B2B pourrait très bien y trouver son intérêt dans les prochains mois…

 

Werner KLINGER
Consultant en transformation digitale.