Le web au chevet de Haïti: 3 cas concrets

Depuis le séisme du 12 janvier 2010 qui a ravagé Haiti, Internet est omniprésent: parfois seul moyen de communication, souvent vecteur d’informations … et parfois même de désinformation).

Pour autant, internet est indétrônable sur un point: mobiliser les énergies en tout point du globe… ou de l’hexagone. 3 exemples pour l’illustrer:

1. L’appel aux dons

 

Internet pourrait sembler être un média comme un autre pour lancer un appel aux dons. Pourtant, cet appel aux dons diffère des autres à  bien des titres:

  • Il s’agit d’un email personnalisé, comme pourrait l’être un courrier postal. Mais avec une réactivité décuplée, cet email a été reçu moins de 3 jours après seisme.
  • L’ONG Action Contre la Faim propose non pas de donner de l’argent, mais de prélever des points de fidélité du compte Maximiles du membre: donner sans dépenser, en quelques sortes.

On peut ne pas aimer le ton du message et le choix de la photo, mais cette action à le mérite d’être rapide et efficace.

2. Le reversement du chiffre d’affaire

Nous restons dans l’idée de donner à une ONG sans verser un centime. Encore une initiative mise sur pied en moins de 2 jours. Là, c’est le site d’informations consommateurs CodePromo.com qui se propose de reverser pas moins de l’intégralité des revenus perçus par l’achat de ses membres. Ainsi, si un membre visite un site marchand puis achète en ligne, Code Promo.com s’engage à reverser l’intégralité des commissions qu’il percevra à ce titre, et ce pendant 1 mois.

 

reversement integral

 

3. Le travail bénévole collaboratif

Dans un tout autre domaine, nous avons relevé le travail de près de 800 géographes de part le monde pour mettre à jour la carte de Haiti. Il est indéniable que dans une telle catastrophe, la logistique est un point extrêmement important. Et pour commencer, il faut disposer d’une carte précise de l’ile. Ensuite, etre en mesure d’identifier les itinéraires encore pratiquables, les immeubles effondrés… autant de données topographiques collectées par les satellites et intégrée manuellement, point par point, à une gigantesque carte numérique: OpenStreetMap.